Chantage à la fausse vidéo intime, faux ordre de virement par voix clonée, photo retouchée produite dans un divorce : les contenus générés ou manipulés par IA entrent désormais dans les dossiers contentieux. Notre laboratoire d’Anglet procède à une analyse d’authenticité : artefacts de synthèse vocale (discontinuités de fréquences, respirations manquantes), défauts de synchronisation faciale, incohérences d’éclairage, métadonnées et historique de compression du fichier. Deux limites assumées, qui font la crédibilité du rapport : la détection d’un deepfake de qualité reste un exercice probabiliste — nous documentons des constatations techniques, jamais une certitude absolue — et l’analyse porte sur le fichier fourni, dont la provenance doit être établie par ailleurs. Notre fiche deepfake explique ces techniques de manipulation et les réflexes de préservation de la preuve.